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Le Cerveau Limbique, le Cerveau Cortical (Cortex) et le Cerveau Reptilien constituent le modèle conçu par Paul Mac Lean. Le Cerveau reptilien n'étant pas "influençable" dans ses fonctionnements, il est généralement intégré dans le Cerveau Limbique dans le test de personnalité. Ce modèle nous éclaire dans nos capacités à vivre les choses de façon investie, voire de prendre de la hauteur et de nous dissocier des événements. Nous fonctionnons tous en utilisant les 2 axes de cette compréhension. Xtrem7 nous montre comment nous favorisons tel ou tel aspect, en fonction de notre stress.
Cerveau LimbiqueL'usage préférentiel du Cerveau Limbique nous fait percevoir les choses en termes de ressenti et de concret. Sa particularité est de nous associer pleinement, voire de nous identifier aux situations, à travers nos sens et nos émotions. C’est ce cerveau qui peut nous amener à penser que nous sommes vivants seulement si nous éprouvons des émotions. Cette propension induit le plus souvent une perte de recul et donc de lucidité. En même temps, il nous permet d'être dans le concret, le réel, et d’avoir un sens matériel de la valeur des choses. Dans les mécanismes d'apprentissage, la personne qui favorise l'utilisation du Cerveau Limbique a besoin de faire et d’expérimenter par l’action. Il s'agit de la notion d'exemple, et de la pratique avant tout. Il ne lui est pas nécessaire de comprendre, contrairement à la croyance populaire qui nous laisse penser que pour faire les choses, il faut les avoir comprises. Le Cerveau Limbique n'a pas besoin de comprendre pour faire bien. Généralement "travailleur du tangible", le sujet "Cerveau Limbique" s'investit personnellement dans les tâches. Il fait un amalgame entre ce qu'il fait et ce qu'il est. Il a alors tendance à tout prendre personnellement, c'est-à-dire à s’attribuer la réussite aussi bien que l'échec. Ceci peut être difficile à vivre dans des situations à enjeux. Son avantage est d'avoir un bon sens terrien. Il n'est pas forcément intéressé par les grandes idées, mais est captivé par ce que cela va donner sur le terrain : quel résultat palpable ? Il ne saurait se contenter d'idées, iI préfère éprouver les situations. Cela s'exprime particulièrement par sa façon d'être en relation. Il est très présent et ressent tout ce qui passe. Il peut d'ailleurs facilement interpréter les propos. Il est aussi parfois très sensible aux aspects de sécurité, de prudence. Il peut vivre la transgression d’une règle très puissamment. La notion de culpabilité est souvent vécue chez la personne qui favorise le Cerveau Limbique. Il a de réelles difficultés à discuter de l'importance des choses, et à les relativiser. Tout est important. Souvent binaire dans ses approches (j'aime/je n'aime pas), il peut lui manquer le sens des nuances. Il est assez fréquemment entier dans ses approches et ne se pose pas de questions inutiles. Il fait, et aime cela. Il est souvent un excellent réalisateur et il est précieux pour cette compétence. Par contre, ne lui demandons pas d’élaborer des concepts et de manipuler des pensées abstraites. Le Cerveau Limbique est aussi le siège de la plupart de nos mémoires acquises, de nos souvenirs. En mobilisant fortement son emploi, nous fonctionnons alors avec une tendance à faire référence au passé. Cela peut se révéler intéressant dans l'idée de bénéficier des expériences, pour reproduire les succès et faire évoluer ce qui n'a pas bien fonctionné. Cette façon d’envisager le passé est une réelle source de progrès. A l’inverse, se remémorer en permanence le passé, ou rester sous l'influence de ses souvenirs, peut conduire à l’immobilisme et à la morosité.
Cerveau Cortical (Cortex)Favoriser l'utilisation du Cerveau Cortical (Cortex) nous permet de prendre du recul sur les situations que nous vivons. Ce Cerveau met en oeuvre la pensée, la réflexion et l'abstraction. Il raisonne et réfléchit. Nous sommes alors dans le monde des idées, des concepts, des perspectives, et nous manipulons intellectuellement des informations qui peuvent être déconnectées du réel, même si elles sont censées le décrire. La particularité de cette façon de fonctionner conduit à être un observateur dissocié des réalités concrètes. Dans le processus d'apprentissage, la personne qui favorise l'usage du Cerveau Cortical a besoin de comprendre pour pouvoir apprendre. Si des informations lui manquent, elle ne peut plus concevoir l’objet d’étude, et donc se bloque dans sa capacité d’apprendre. À l'inverse, si elle dispose de ces informations, elle peut apprendre remarquablement vite, ce qui ne garantit pas qu’elle passera à l’action. C'est sans doute une des difficultés du Cerveau Cortical, qui croit qu’il suffit d’avoir compris pour savoir-faire. Alors qu’il n’en est rien. L'usage du Cerveau Cortical est tout à fait intéressant dans la gestion du stress : il nous permet de prendre de la hauteur sur les choses sans être impliqués émotionnellement. Face aux difficultés et pressions de la vie actuelle, le Cerveau Cortical reste en définitive un atout essentiel pour se dissocier d'un quotidien parfois violent afin de le rendre plus supportable. On peut alors penser qu'il nous permet d'accéder à un plus grand libre arbitre, ce qui peut être le cas. Cependant, cette déconnexion du concret et du réel peut entraîner la personne qui fonctionne trop avec le Cerveau Cortical, à des décisions basées sur l’imaginaire. Les effets ne se font alors pas attendre : la réalité nous rattrape plus ou moins rapidement et nous fait redescendre sur terre. Dans notre époque actuelle, l'usage du Cerveau Cortical est particulièrement bienvenu pour comprendre les mécanismes de la société. C'est lui qui nous permet de réfléchir avant d'agir, de construire des hypothèses et des stratégies, de se projeter dans l'avenir tout en faisant référence au passé. Quand il réfléchit aux choses tangibles, le Cerveau Cortical nous permet de prendre des décisions adaptées. À l'inverse, s’il est focalisé sur des abstractions, il peut fuir dans "l’irréalité virtuelle" et perdre tout contact avec la matérialité des choses. Souvent assimilé à une certaine forme d'intelligence, l'usage du Cerveau Cortical est indéniablement un atout pour réfléchir et manipuler des concepts ; c’est d’ailleurs ce que prétendent mesurer les tests de quotient intellectuel (QI). Bien des domaines nécessitent de développer la capacité d’appréhender et de comprendre les phénomènes. Par exemple, les approches scientifiques et philosophiques se basent en grande partie sur les qualités de ce Cerveau. Mais à l’extrême, une utilisation exagérée du Cerveau Cortical conduit à penser pour le plaisir de penser, de générer débats d'idées ou de convictions, où le débat devient une fin en soi et, à un certain stade, se suffit à lui-même et n’apporte plus aucune plus value.
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